Body-Kun et Body-Chan : présentation rapide

Bandaï a sorti deux figurines vierges de toutes peintures, aux anatomies différentes, une masculine (Body-Kun) et l’autre féminine (Body-Chan), destinées principalement aux artistes et aux fous de customisation. Je cherchais un mannequin qui soit mieux articulé que le vieux Cédar, et après moult hésitations entre plusieurs modèles vus sur la toile, j’ai opté pour ce couple de personnages avec leurs accessoires (DX set). Vendues en importation sur diverses boutiques en ligne, le prix de l’une ou l’autre des petites figurines n’est pas des plus abordable, au vu de la qualité du plastique, des articulations et des finitions.

Le fabricant propose plusieurs sets : outre les couleurs des personnages (gris, chair ou noir), il en existe des simples, avec plusieurs mains interchangeables (doigts serrés ou tendus, paume ouverte…) ou des versions DX qui ajoutent, en plus des mains, de menus accessoires (sabre, ordinateur portable, stylet…).

Que contient chacune des boites DX ?
La figurine, d’environ 15 cm de haut, ses mains, ses ustensiles, un socle transparent pour la supporter et lui permettre de prendre des poses variées, et qui sert aussi de rangement, un carton quadrillé, un mode d’emploi et un livret décrivant une méthode discutable —j’y reviendrai — pour réaliser des illustrations, le tout en japonais, bien sûr.

Body-Kun incarne un homme mature, de corpulence moyenne et sportive. Body-Chan présente un aspect beaucoup plus juvénile et son corps est très mince. Elle passe pour une adolescente et n’a quasiment pas de masse musculaire. Tous les deux affichent un visage neutre. Leur anatomie est semi-réaliste, un canon très typé « japanime », c’est-à-dire que leur tête apparait un peu trop grosse par rapport à leur corps.

Body-Chan et Body-Kun ne possèdent pas de muscles qui se bandent ou non selon les mouvements, mais des parties plus travaillées, des articulations plus nombreuses et souples, des rotules emboitées (dans la tête, le cou, les épaules, l’abdomen, les poignets et les hanches), le tout en plastique rigide, sauf un morceau des pieds, plus mous. Les limitations des mouvements sont dues au plastique employé, à la manière dont sont conçues les articulations. La tête peut faire un tour complet sur elle-même, ce qui est improbable pour un humain, mais normale pour une chouette…. L’ensemble apparait fragile et il vaut mieux pas être un gros bourrin lors des manipulations… L’attache du poignet peut facilement céder, les épaules de la demoiselle semblent peu robustes.
La colonne vertébrale est moins flexible que celle du Cédar, les mouvements limités au niveau des épaules avec quelques frottements et blocages. Le grand écart une jambe tendue en avant l’autre en arrière s’avère impossible. Les pieds sont en forme de chaussures, pourquoi ne pas avoir moulé les orteils ?

Comme pour le mannequin Cédar, Body-Kun et Body-Chan sont des outils utiles pour les dessinateurs. Ils permettent d’appréhender les volumes, les espaces, les raccourcis, les poses dynamiques. Avec leurs accessoires, les mises en scène obtenues sont plus variées. Reste que le prix apparait élevé alors que les personnages ne sont pas exempts de défauts !

A suivre, des présentions plus détaillées…

Dans mon cas : quasi 80 € pour les deux, frais de port inclus. Je les ai reçus en moins d’un mois, les boites un peu cabossées. Mais les figurines, elles, n’ont rien ! Ouf ! Je les ai eu ici.
Si j’ai choisi couleur chair, c’est parce que le site de vente en ligne n’était pas très précis dans ses descriptions ; mais je conseille plutôt de prendre en gris neutre, tellement plus pratique pour dessiner.






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