Les hommes de Tagoresse – Trailer

Vidéo réalisée pour présenter le roman de Myriam Morand : Les hommes de Tagoresse, disponible en version papier (Lulu) et ebook (Kindle). Plus d’informations sur son site.

En collaboration avec tous les artistes cités.

Illustrations de : Sandra Charlet, Sara Biddle, Shuangwen, SoniaMS, Maelis, Hellga, Doubleleaf, Aiyeahhs, Alexiela, Myriam Morand.

Musique : « Neige » – Goulven G. Laruelle www.volguen.com

Hurlement aphone, quelques pages

Depuis quelques jours, Hurlement aphone est disponible en ligne, sur Mangadraft. Ce premier chapitre devrait approcher une vingtaine de planches. Elles sont toutes réalisées au format A4, à l’encre de chine, encre blanche pour les retouches. Le trait est dense, torturé, en adéquation avec le récit, sombre.

Exemples…

Le verbe noir, début !

ça y est ! Le verbe noir, ma nouvelle bande dessinée composée d’une multitude d’histoires -dont Hurlement aphone-, débute en ligne ! La lecture est gratuite, et il ne faut pas hésiter à y laisser des commentaires ! Pour le moment, elle se trouve sur Mangadraft, mais je pense la mettre d’ici quelques semaines sur Amilova.

Maladie du coeur, encrée

Terminée au mois de mars de cette année, cette illustration a pourtant été dessiné en 2017 ! Je l’avais un petit peu oublié dans un coin, entre le déménagement, le boulot…

Format A3, encore de chine.

Cliquez sur l'image pour agrandir

Détails :

Frédéric Bezian à la Huberty & Breyne Gallery de Bruxelles

Deux jours avant la clôture, j’ai eu enfin le temps d’aller d’admirer des planches originales de Frédéric Bezian, à la Huberty & Breyne Gallery de Bruxelles, proche de la gare Centrale.

Cet auteur de BD, au graphisme particulier, dans la droite lignée d’un Andreas (il a partagé le même professeur de BD à l’institut Saint-Luc de Bruxelles : Claude Renard), manie les compositions, découpages, les jeux des formes et des ombres de manière magistrale.

Très expressionnistes, les planches d’ Adam Sarlech présentées rappellent tout le pan cinématographique éponyme, comme L’étrange cabinet du Dr Caligari. L’univers développé dégage quelque chose des Hauts de Hurlevent, morbide, romantique,  torturé, fantastique… et se déroule XIXème siècle, au sein d’une famille décadente. Cette bande dessinée a vu son premier volume paraitre en 1989, aux Humanoïdes associés. La galerie exposait une cinquante de planches, toutes à vendre. Toutes dessinées à la main, sur des feuilles de qualité. Quelques planches de Totentanz et des inédites datant des années 80 de Play-Boy Macchabée introduisaient  l’expo.  Elles permettent de comprendre l’évolution graphique de l’auteur.

Planches issues du site : https://www.hubertybreyne.com/fr/expositions/frdric-bzian-adam-sarlech

Hurlement aphone

2007. Je réalisais une courte BD, Hurlement aphone. Dans ce récit, quelques personnages, une trame que je trouve désormais maladroite, mal construite et un peu légère…

J’ai décidé, il y a deux ou trois ans, de recycler les vieilles BD en quelques planches de mes premiers fanzines, en nouvelles versions, plus abouties, peut être différentes des originaux, mais en essayant d’en faire des histoires autonomes,  avec quand même des liens entre elles (j’avais fait, justement, il y a quelques années, un petit plan dans un vieux carnet pour relier les récits; un truc non figé,  pour réfléchir).

De Hurlement Aphone,  j’ai tiré deux intrigues qui vont se répondre. La première va se pencher sur une demeure, ce qui m’apparaissait pas du tout dans la première mouture. Mais c’est devenu une évidence en y réfléchissant. Quant à la seconde, je vais conserver l’idée d’un esprit.

Illustration qui servira l’en-tête de chapitre  :

Un rien m’inspire

Animal anthropomorphique, mon personnage s’avère un redoutable écrivain, et lecteur, amateur de melons ! Et le titre de cette œuvre : « un rien m’inspire ».

Détails :

Détourage d’un élément coloré, sur fond coloré

Je reviens sur la manière de détourer à l’aide du masque de fusion, alors que les premiers articles de ce blog, posant les bases, datent de 2007. Les méthodes décrites sont toujours bonnes. Celle que je vais présenter s’appuie sur les précédentes et les pousse plus loin. Je la pratique au moins depuis une décennie… mais je n’ai jamais pensé en parler, ou j’ai oublié tout bêtement !

Mais, il vaut mieux tard que jamais!

Logiciel : Photoshop, mais cela est possible avec les autres logiciels de retouche d’images.

Au préalable, connaitre le basique simplifiera la vie. Je vous renvoie à la lecture des deux tutoriels ici et .

Cette méthode permet de récupérer des petits détails comme des cheveux, des poils…
Je vais utiliser les couches RVB.

La différence entre une couche et un calque : un calque est une image (monochrome ou pas, avec ou sans transparence) dont la superposition crée l’image finale. Celle-ci peut être composée d’un seul calque.
Une couche ne contient qu’une information colorimétrique. Dans le cas des couches RVB, on trouvera une couche Rouge, une couche Vert et une couche Bleu qui font partie de l’image. Le nombre de couches de couleur dans une image dépend de son mode de couleur (LAB, RVB, CMJN, niveaux de gris …).

La photo que j’ai choisie, des amaryllis, est disponible ici.

Pour extraire un élément d’une photo, sans dégrader l’image de base, on duplique le fichier image ( CTRL+J) , ce qui crée un second calque sur le premier.

Au-dessous du calque copié, je crée un nouveau calque que je remplis d’une couleur bien flashy, pas naturelle du tout. Ainsi, ce sera plus facile pour voir les zones effacées.

Dans le panneau des couches RVB, on visualise les couches Rouge, Vert et Bleu composant l’image.

Je sélectionne mes fleurs du mieux que je peux en cliquant une couche par une couche (dans la vignette du panneau Couches), en maintenant la touche CTRL; pour ajouter la sélection de la couche suivante, j’appuie sur SHIFT. Je m’arrête lorsque le pointillé de la sélection est au plus proche de ce que je souhaite détourer.

La sélection enclenchée, je retourne dans le panneau des calques et je clique, tout en bas, sur l’icône pour créer le masque de fusion (carré noir cercle blanc).

Désormais, le fond est presque transparent… mais il faut affiner ! Je continue à travailler sur le masque de fusion, uniquement en noir et blanc. Le noir cache, le blanc révèle.

Avec les réglages des niveaux (Image> Réglages>Niveaux ou CTRL+L), je bouge les curseurs pour foncer les zones noires et éclaircir les autres. J’utilise aussi le réglage de luminosité et de contraste. Je dois faire attention à ne pas effacer les fleurs.

Un maximum de « crasse » a disparu. Ensuite, avec le lasso polygonal ou le pinceau, je dessine sur le masque pour affiner que les noirs deviennent bien noirs et les blancs bien blancs.


Dès que je suis satisfaite, j’applique le masque de fusion (clic droit dessus) et ainsi, le fond de l’image disparait.

Il n’y a plus qu’à supprimer les calques inutiles et voilà !

Daisuke Ichiba à la galerie E²/Sterput

Si on ne m’avait pas prévenu, je ne serais jamais aller à l’exposition consacrée à l’artiste japonais Daisuke Ichiba située dans une galerie de Bruxelles.

Daisuke Ichiba est un dessinateur dont j’ai découvert le travail il y a plusieurs années par le biais d’un petit bouquin édité par l’éditeur poitevin : Le Lézard Noir. Ezumi présentait tout un ensemble de dessins, en noir et blanc, s’étalant en double pages, où des jeunes filles côtoyaient des créatures, des plantes étranges, la douleur, les blessures… mettant côte à côté des paires disparates (composition/décomposition, paix/violence, rêve/cauchemar, tradition/modernité,…) [*]

Ce sont ces thèmes qui sont développés et sublimés dans les travaux récents de l’artiste présentés dans la galerie.

La galerie E²/Sterput proposait aussi, ce samedi,  une petite conférence animée par Pakito Bolino, imprimeur, artiste, organisateur d’exposition, et spécialiste du travail de Daisuke Ichiba.

Daisuke Ichiba, né dans les années 60, a construit son univers en mélangeant divers éléments de la culture japonaise, comme les estampes, le mangas, le quotidien (les uniformes scolaires, le cache œil…), l’érotisme, l’occulte et l’horreur… avec un graphisme « faussement » maladroit, mais terriblement maitrisé. Ces traits sont gracieux, élégants et fins. Sa touche, délicate. Beaucoup de personnes s’imaginent qu’il s’agit d’une femme, mais c’est un homme qui dessine et peint. Comme quoi, les clichés sur le dessin « féminin » et le dessin « masculin » ont la vie dure… Son travail prolonge le courant heta-uma qui prône la spontanéité d’une «maladresse virtuose»[1]. Avant d’exposer dans des galeries, il s’auto-publiait (pratique qu’il poursuit) et se vendait dans sa boutique de manga et vêtements d’occasion du quartier Koenji, mais de plus en plus d’éditeurs, principalement occidentaux, se penchèrent sur son travail[*].

Daisuke Ichiba se définit comme peintre de la beauté (binjinga-ka [2]), mais ces héroïnes sont loin de stéréotypes conçus par les occidentaux : malingres, malades, tristes, mélancoliques, statiques, blessées et à la limite du suicide. Les autres humains  apparaissent le plus souvent grotesques. Jeune, l’artiste éprouve de la fascination pour une peinture de l’imagerie bouddhiste, Kusôzu, «Neuf aspects d’un cadavre en décomposition», suite aux funérailles de sa mère et aux rencontres impromptues avec des cadavres animaliers en décomposition [*]. L’artiste nippon s’est façonné un graphisme et un style singuliers,  qu’il nomme lui-même nandemo ari, «ouvert à toute possibilité» [*].

«Pour moi, les écoles d’art ne font qu’imposer aux gens des carcans. Le dessin doit être un acte gratuit, vide de sens et entièrement libre.»[*]

Des sérigraphies :

Quelques livres :

Voici quelques unes des œuvres présentées, toutes à vendre :

L’exposition est visible jusqu’au 21 avril 2018.

Plus d’infos : www.galerie-e2.org/daisuke-ichiba-2/

Site web de Daisuke Ichiba.

[1] L’Heta-huma (littéralement lʼart du« mauvais-bon ») est un mouvement graphique japonais, initié au milieu des années 1970 par Teruhiko Yumura dans la revue Garo. Il qualifie une œuvre qui semble mauvaise, mal dessinée, sale , brut, mais qui révèle de véritables qualités. L’heta-huma s’oppose au style graphique des manga conventionnels et lorgne vers  des thèmes  plus underground.
[2] Le bijin-ga -peinture de belles femmes-, est l’un des genres les plus populaires de l’ukiyo-e, ayant pour but de représenter les plus belles, et parfois célèbres, courtisanes de l’époque Edo.
[*] Edit 21-03-2018 : Citations extraites de Daisuke Ichiba, L’art d’équilibrer les dissonances, de Xavier-Gilles Néret, publié par ArsenicGalerie, 2017. http://www.arsenicgalerie.com/edition/ et http://www.arsenicgalerie.com/aujourdhui/ (merci pour m’avoir indiqué que j’avais oublié les sources citées ! )

La sphinge

La sphinge est la femelle du sphinx. Illustration réalisée à l’encre de chine, encre blanche sur papier lisse format A4.