Des titres

Pour les bandes dessinées de Marialexie, j’ai réalisé quelques uns de ses titres. Un travail tout aussi créatif que de la mise en couleur ou du lettrage ! Je dois synthétiser l’esprit de l’œuvre en jouant avec le texte…

Suicide Touristique : une bande dessinée faite de strips humoristiques sur le quotidien d’une employée à l’accueil d’un monument historique.

Roberto Fellassionni : recueil d’anecdotes et autres autour de Roberto et de son activité d’acteur porno. Encore de l’humour, et pas forcément le plus subtil !

Le poing Véloce : bande dessinée d’action se déroulant dans les années 80.

Body-Chan, en détail

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Body-Kun, en détail

Body-Kun est la version masculine des figurines d’action S.H.Figuarts détaillées dans un précédent billet.

La boite et son contenu :

Une boite translucide servant à la fois de rangement pour les mains et les accessoires, mais aussi de support.

Le support se trouve dans le sachet plastique. Il se fixe sur la boite transparente et porte le mannequin. Il y a 3 manières : directement en enfonçant la tige dans le dos du personnage, en asseyant le personnage dans une pince-siège ou directement avec la pince. Les éléments de la tige articulée du support emboités ne sont pas terribles : beaucoup de jeu; ça a tendance à se détacher tout seul.

Le personnage en lui-même :

Le trou dans le dos permet de fixer le personnage sur un support.

Et en détail :

Je ne sais pas si j’ai fait le tour de toutes les articulations, mais ce que j’ai trouvé :

  • La cheville : rotation de 360° à l’horizontal et 90° de haut en bas.
  • Les orteils se plient vers le haut.
  • Les pieds se basculent légèrement vers l’intérieur (mais pas de bol, sur mon modèle, le gauche est coincé car il fixé trop bas).
  • Les genoux sont articulés en deux points, créant ainsi l’épaisseur de la rotule. Les articulations se plient chacune à 90° vers l’arrière.
  • La cuisse se plie à 90° vers l’avant, très peu vers l’arrière (pas de pose à la danseuse étoile…). Elle plie à quasi 90° vers l’extérieur.
  • Le bassin est rigide. Le ventre, lui aussi rigide,  est emboité dans le bassin. Il permet de légères rotations d’environ 25° de chaque côté. Il peut aussi basculer d’environ 20° d’avant en arrière.
  • La poitrine coiffe le ventre. Pièce également rigide, elle pivote d’environ 30° d’avant en arrière et de chaque côté.
  • La tête effectue un 360° sur le côté, bascule de 60° de haut en bas, et s’incline à gauche ou à droite de 30°.
  • Le cou ne bouge pas, à moins qu’il ne n’agisse d’un autre défaut de ma figurine…
  • Les mains peuvent faire un 360° sur elles-mêmes, mais aussi pivoter de 180°.
  • Les avants-bras bougent de 90° grâce à l’articulation du coude.
  • Les épaules sont plus étranges. Elles sont clipsées dans les biceps, qui peuvent, dès lors, subir de légères rotation. Elles se lèvent à 90° et peuvent rotationner à 360° et avancer ou reculer légèrement dans l’axe de la clavicule.

Je me demande si Body-Kun est démontable pour pouvoir réparer ces défauts, au niveau des pieds par exemple, qui desservent le produit…

Le personnage tient debout tout seul, pour peu qu’il soit bien équilibré :

Avec toutes ses articulations, son corps offre assez de possibilités pour trouver des poses à dessiner, les improbables incluses.

L’ayant reçu récemment, je n’ai pas encore pris le temps de travailler avec lui, pour me servir de modèle de dessin. Je suis par contre déçue des quelques défauts qui trainent, comme l’une des jambes trop courte, un dos pas assez souple, des pieds qui ne pivotent pas alors que c’est indiqué dans le livret fourni. Cela limite les poses, surtout celles au sol où le placement, l’aplomb des pieds sont importants. Tout cela s’ajoutent aux remarques que j’avais faites dans un précédent billet.

Body-Kun et Body-Chan : présentation rapide

Bandaï a sorti deux figurines vierges de toutes peintures, aux anatomies différentes, une masculine (Body-Kun) et l’autre féminine (Body-Chan), destinées principalement aux artistes et aux fous de customisation. Je cherchais un mannequin qui soit mieux articulé que le vieux Cédar, et après moult hésitations entre plusieurs modèles vus sur la toile, j’ai opté pour ce couple de personnages avec leurs accessoires (DX set). Vendues en importation sur diverses boutiques en ligne, le prix de l’une ou l’autre des petites figurines n’est pas des plus abordable, au vu de la qualité du plastique, des articulations et des finitions.

Le fabricant propose plusieurs sets : outre les couleurs des personnages (gris, chair ou noir), il en existe des simples, avec plusieurs mains interchangeables (doigts serrés ou tendus, paume ouverte…) ou des versions DX qui ajoutent, en plus des mains, de menus accessoires (sabre, ordinateur portable, stylet…).

Que contient chacune des boites DX ?
La figurine, d’environ 15 cm de haut, ses mains, ses ustensiles, un socle transparent pour la supporter et lui permettre de prendre des poses variées, et qui sert aussi de rangement, un carton quadrillé, un mode d’emploi et un livret décrivant une méthode discutable —j’y reviendrai — pour réaliser des illustrations, le tout en japonais, bien sûr.

Body-Kun incarne un homme mature, de corpulence moyenne et sportive. Body-Chan présente un aspect beaucoup plus juvénile et son corps est très mince. Elle passe pour une adolescente et n’a quasiment pas de masse musculaire. Tous les deux affichent un visage neutre. Leur anatomie est semi-réaliste, un canon très typé « japanime », c’est-à-dire que leur tête apparait un peu trop grosse par rapport à leur corps.

Body-Chan et Body-Kun ne possèdent pas de muscles qui se bandent ou non selon les mouvements, mais des parties plus travaillées, des articulations plus nombreuses et souples, des rotules emboitées (dans la tête, le cou, les épaules, l’abdomen, les poignets et les hanches), le tout en plastique rigide, sauf un morceau des pieds, plus mous. Les limitations des mouvements sont dues au plastique employé, à la manière dont sont conçues les articulations. La tête peut faire un tour complet sur elle-même, ce qui est improbable pour un humain, mais normale pour une chouette…. L’ensemble apparait fragile et il vaut mieux pas être un gros bourrin lors des manipulations… L’attache du poignet peut facilement céder, les épaules de la demoiselle semblent peu robustes.
La colonne vertébrale est moins flexible que celle du Cédar, les mouvements limités au niveau des épaules avec quelques frottements et blocages. Le grand écart une jambe tendue en avant l’autre en arrière s’avère impossible. Les pieds sont en forme de chaussures, pourquoi ne pas avoir moulé les orteils ?

Comme pour le mannequin Cédar, Body-Kun et Body-Chan sont des outils utiles pour les dessinateurs. Ils permettent d’appréhender les volumes, les espaces, les raccourcis, les poses dynamiques. Avec leurs accessoires, les mises en scène obtenues sont plus variées. Reste que le prix apparait élevé alors que les personnages ne sont pas exempts de défauts !

A suivre, des présentions plus détaillées…

Dans mon cas : quasi 80 € pour les deux, frais de port inclus. Je les ai reçus en moins d’un mois, les boites un peu cabossées. Mais les figurines, elles, n’ont rien ! Ouf ! Je les ai eu ici.
Si j’ai choisi couleur chair, c’est parce que le site de vente en ligne n’était pas très précis dans ses descriptions ; mais je conseille plutôt de prendre en gris neutre, tellement plus pratique pour dessiner.

La douleur de la noctule

J’enrichis l’univers des Chroniques de Yelgor avec une nouvelle illustration, au format A3 et à l’encre de chine. Elle représente la Noctule, Alita, et sa fille adoptive…

Tokyo Alien Bros.

Voici le dernier trailer que j’ai réalisé pour l’éditeur français de manga le Lézard Noir. Tokyo Alien Bros., de Keigo Shinzo, est une comédie philosophique complète en 3 volumes dans laquelle deux extra-terrestres étudient les humains…

Ukiyo-e au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles

Je suis allée profiter de cette somptueuse et immense exposition d’estampes, Ukiyo-e [1], au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles. Il faut dire que j’ai sauté sur l’occasion, car je n’ai pas été voir celles de Hokusai exhibées à Paris… 416 estampes ont été sélectionnées parmi celles de l’importante et internationalement réputée collection du Musée, qui contient plus de 7 500 pièces. En raison de leur sensibilité à la lumière, elles ont été montrées en deux fois (j’y suis donc allée à deux reprises). J’ai pu voir, entre autres, Hokusai, Hiroshige, Harunobu et beaucoup d’autres artistes que je ne connaissais pas.

L’exposition était bien organisée : dès l’entrée, le visiteur est invité à découvrir les techniques de gravure : outils, plaques de bois, plusieurs étapes de la mise en couleur permettent de se faire une idée du processus long et minutieux. Puis, on trouve un classement par évolution technique avec une sélection d’œuvres, en noir et blanc (vers 1720), les prémisses en couleur, le gaufrage, le collage de tissus, jusqu’aux polychromes du début du XXe siècle (shin-hanga).

En excellent état de conservation, la plupart d’entre elles semblent avoir été imprimées il y a à peine quelque mois ! À part, une salle présentait des estampes érotiques (Shunga). Les autres pièces contenaient un panel de travaux aux thèmes variés par époques et par artistes : Courtisanes, samouraïs, mont Fuji, paysage, acteur, vie quotidienne, illustrations de poèmes et de romans, des Yokaï, des animaux… Avec cette sélection intelligente, on remarque les évolutions graphiques et techniques, les préoccupations des peintres, l’arrivée de l’Occident avec l’utilisation de la perspective, des couleurs synthétiques comme le bleu de Prusse.


J’ai été très étonnée par la précisons des gravures, notamment pour les motifs des textures, les compositions recherchées et la ligne pure, les représentations stylisées. Les reproductions dans les livres ne rendent vraiment pas hommage à la qualité des estampes.

Je suis resté un peu plus dubitatif sur les travaux de l’auteur de bandes dessinées et illustrateur Dimitri Piot qui exposait une quarantaine d’estampes à sa sauce, des croquis montrant le processus de création. Si je comprends la démarche, je pense qu’il manque encore un petit quelque chose pour en faire des œuvres dignes de ce nom.

[1] Le terme japonais ukiyo-e, d’origine bouddhiste, signifie littéralement « images du monde flottant ». Cela fait référence à la vie sur terre, associée à la souffrance et à l’impermanence, puis, plus tard, cela devint synonyme de plaisirs et de légèreté.

La fureur de Tigrishka

Nouvelle illustration pour Les chroniques de Yelgor, histoire à suivre en ligne et gratuite. Cette fois-ci, je m’attaque à une image plus élaborée dans son point de vue : Tigrishka attaque notre très cher mage monstrueux… depuis les arbres. Cette créature féline bondit de branches en branches, prête à en découdre…

Format A3, encre de chine et un peu de blanc pour corriger.

Des détails :

La cantine de minuit

Nouveau trailer réalisé par mes petites mains, pour le compte de l’éditeur : Le Lézard noir. La cantine de minuit, de Yarô Abe, est un manga en plusieurs volumes qui se concentre sur des anecdotes nocturnes d’une cantine aux clients particuliers : artistes, yakuzas…
Dans ce petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin. La carte ne propose que du tonjiru, soupe de miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande tout ce qu’on est en mesure de vous servir.

Exposition Kazuo Kamimura à Angoulême 02

Suite du ravissement…

Voici une double page et un détail où l’on voit  le travail de la plume, les corrections aux blancs… ainsi que le bleu inactinique.