Les insoumises de Toryome

J’ai  réalisée cette vidéo à la demande de Myrima Morand, pour présenter le roman en deux parties  : Les insoumises de Toryome.

Les livres sont disponibles en version papier (Lulu) et ebook (Kindle). Plus d’informations sur www.feliane.com

En collaboration avec tous les artistes cités. Les illustrations de : Sandra Charlet, Sara Biddle, Shuangwen, SoniaMS, Maelis, Hellga, Mashiiro, Eonforgery, Irene Roga, Alexiela, Telmand, Scarlett Aimpyh, Charlie Bowater, Mylène Ferry, Chernotrav, Nominee84.

La musique : « Malicious » Kevin MacLeod (incompetech.com) Licensed under Creative Commons: By Attribution 3.0 License

Le manga dans l’espace franco-belge

Le 26 septembre, je participerais à une table ronde intitulée « Le manga dans l’espace franco-belge », organisée par extraordinaire BiLA : Bibliothèque des littératures d’aventures, près de Liège.

Le lieu regroupe de fabuleuses collections de livres de genres (romance, science fiction, ….) et prend soin de les conserver afin de les mettre en valeur grâce à de multiples éventements.

Cette table ronde termine en beauté l’exposition consacrée aux mangas. Plusieurs personnes seront présentes pour en discuter :  Edith Culot, historienne de l’art et membre de l’équipe du Centre d’Études japonaises de l’Université de Liège (CEJ),  l’équipe de la librairie spécialisée Kazabulles de Liège  et moi-même.

Plus d’informations.

Le Verbe Noir, bande annonce

Bande annonce pour ma BD, le Verbe noir, publiée en ligne sur mangadraft. Cette vidéo a été réalisé en utilisant que des images extraites des planches du premier chapitre : Hurlement Aphone. Viscéral, inquiétant,… j’ai joué sur l’ambiance dérangeante, comme l’est le récit et, j’ai pris plus de temps que je le prévoyais pour la création. Il me fallait trouver le plan signifiant juste comme il faut, sans trop en dévoiler.

Résumé : La haine se répand. Elle parcourt l’espace, défie le temps. Sous sa coupe s’éteignent les souffles, meurent les cœurs. Tout à la fois unique et multiple, fluctuante et trouble, la haine avale et recrache le monde.

Réalisation : didizuka
Musiques : « Decay » and « the dread » Kevin MacLeod (incompetech.com)

Résurrection – survivre !

Vidéo réalisée pour présenter le roman de Myriam Morand : Résurrection – survivre !.

Disponible en version papier (Lulu) et ebook (Kindle), plus d’informations sur son site.

En collaboration avec tous les artistes cités. Les illustrations de : Telmand, Sara Biddle, Mylène Ferry, Maelis, Sonia MS, ML Versini, Saniika, Shuangwen.

Musique : Gargoyle – Goulven G. Laruelle www.volguen.com

A Kind of music

A Kind of music est le nouveau projet de l’artiste Marialexie, dont j’ai réalisé la bande annonce. Ce nouvel album se concentre sur Marc, un jeune homme dépressif qui doit son salut à la musique du groupe Queen.
Pour en savoir plus : ici.

J’avais 13 ans : Tôkyô de rêve

Ce n’est pas la première fois que j’exprime mon amour pour le Japon, pays que je n’ai toujours pas hélas, visité. Pourtant, dès mon enfance, ce fut un véritable choc, un coup de foudre. Je m’étais déjà succinctement épanchés dans de modestes billets, dont le premier se trouve ici.

Hier, machinalement, en ouvrant un vieux dossier en plastique, je suis tombée sur une petite série de rédactions écrites durant les cours de français, de mon adolescence. Par quel mystère n’ont-elles pas été détruites ? Je ne serais le dire.

L’une d’entre elle – rédigée à l’âge de 13 ans- parle déjà de mon envie de partir là-bas, d’y être reconnue en tant qu’artiste (tant qu’à faire), en abandonnant tout.

J’ai corrigé certaines fautes (orthographe, ponctuation…), enlevé quelques répétitions, pour un ensemble à première vue naïf (la toute fin…), mais terriblement sincère dans le malaise sous-jacent ( la pluie qui ne termine pas et la solitude…). Des sujets récurrents, retrouvés dans diverses petites BD qui suivront des années plus tard, de véritables marottes.

Soyez indulgents !

Sujet :
Dans un cadre banal et triste, un personnage apparait qui va tout changer. Raconter au passé.

Photo de Navin Sigamany

Tôkyô de rêve

C’était un jour où il pleuvait. Un jour banal sans importance. À Tôkyô.
Natsumi regardait par la fenêtre la pluie qui tombait. Elle habitait dans un immeuble du quartier Ginza.
Au-dehors, les passants se hâtaient et les voitures les éclaboussaient. Natsumi était seule. Ses parents travaillaient. Son père était chauffeur de taxi et sa mère, hôtesse de l’air à la JAL — Japan airline-.
La pluie continuait à tomber.
Soudain, quelqu’un passa précipitamment dans la rue. Il s’engouffra dans l’immeuble où habitait Natsumi. Il prit l’ascenseur jusqu’au cinquième étage et là, sonna chez elle. Elle se leva lentement de la chaise et alla ouvrir. Le jeune homme se tenait dans l’encadrement de la porte.
Natsumi fut surprise. Elle ne le connaissait pas, ne l’avait jamais vu. Par politesse, elle le fit entrer et referma la porte à clef.
La pluie continuait de tomber.
« Salut, dit-elle avec une voix gaie.
– Salut.
- Je m’appelle Hiro Tsukino.
- Moi, c’est Natsumi Ooyama. »
Au-dehors, le tonnerre éclata.
« Tu es triste, n’est-ce pas ? lui demanda-t-il.
- Oui, c’est vrai.
- Alors, viens avec moi ! il lui tendit sa main.
- Où ça ? dit-elle craintivement.
- Tu verras ! »

Elle mit sa main dans celle de Hiro et ils disparurent de l’appartement. Ils réapparurent dans Tokyo, mais il ne pleuvait plus et les passants chantaient ou dansaient dans la rue. D’autres encore jouaient d’un instrument de musique. Certaines personnes faisaient des tours de magie dans la rue et des enfants attentifs les regardaient.

« C’est super, ici ! dit-elle joyeusement.
- Je savais que cela te plairait, répondit-il.
- On peut rester toute notre vie ? demanda-t-elle.
- Ooui, tu peux rester. C’est pour ça que je t’ai amené ici.
- Alors, je reste. »

Natsumi demeura dans ce monde de joie durant toute son existence. Elle se maria avec Hiro et devint une chanteuse de grande renommée nationale. Ses parents ne se souvenaient plus d’elle, elle avait disparu des mémoires en passant dans l’autre monde.
Ce monde s’appelait Mu World (« le monde du rêve » : mu, rêve en japonais (remarque de 2018 : ce qui est en parti faux, il s’agit de la prononciation ON, dérivée du chinois. « Yume » est le terme exact… XD) , et world, monde en anglais).

La haine, 01

Portrait semi-réaliste de la Haine, personnage principal de ma BD « Le verbe noir » !

Il n’est pas destiné à demeurer au brouillon; je pense en faire une version à l’encre et peut être en couleurs !

Silence criant

Illustration, pour la chapitre 2 de ma BD Le verbe noir, enfin terminée !

Je l’ai refaite 3 fois, à l’encre sur feuille. Les premières versions me déplaisaient : trop chargées, avec un problème de circulation dans l’image. Ce n’est pas une nouveauté, ma manie de pondre plusieurs versions à la suite ! Comme il n’existe pas de solution miracle, hormis recouvrir de blanc correcteur, je préfère encore recommencer. Je ne considère pas cela comme perdu, mais comme une manière de me faire la main. Pour l’occasion, j’ai ressortie quelques plumes d’une boite, afin de tester leur tracé.

Des détails :

Les 10 mangas qui m’ont le plus marqué 02

Ranma 1/2 – Rumiko Takahashi – Éditions Glénat

Il fut un temps où Glénat et Tonkam furent, à mes yeux, les meilleurs éditeurs de mangas ! Dans les années 90, très peu d’acteurs se partageaient le marché, le tour était vite fait. Glénat proposaient beaucoup de mangas ayant eu une adaptation animée (Dragon ball…)  et Tonkam, des choses qui sortaient de l’ordinaire (RG Veda…).

Ranma 1/2 fut un véritable révélateur de la puissance de la bande dessinée nippone.

Sens du rythme, du découpage, spatialisation, attitudes des personnages, un encrage élégant… sans oublier l’humour, je fus conquise. Cette BD me confirma dans  ma passion pour dessiner mes propres œuvres, un long chemin tortueux fait de multiples croisements.

Les corps que dessine Rumiko Takahashi sont sublimes, les détails de la vie quotidienne font mouches, malgré un fossé culturel entre la France et le Japon. Le non-sens apporte énormément aux relations entre tous ces protagonistes d’une infinie variété. Si je ne devais pointer d’un défaut, quelques longueurs pour reculer le dénouement de l’intrigue principale.

J’en ai recopié des planches, tenté d’appliquer ce que je comprenais et voyais à mes propres scénarii. Le personnage de Kodachi – la rose noire – a été longtemps ma préférée : entre élégance et insolence, ténacité, grâce et bêtise, GRS, roses et sentimentalité. Et puis, sa queue de cheval, typique de cette époque (comme Madoka, du manga Orange road…).

Ranma 1/2 demeure un classique de la comédie d’échange de corps sur fond d’arts martiaux aux techniques farfelues.


Le verbe noir, chapitre 2 ! Suite

Après une illustration bien aboutie au brouillon, je reproduis le dessin encore une fois, sur une nouvelle feuille, toujours au crayon pour modifier et corriger certains éléments. Puis, je le décalque, avec l’aide de la table lumineuse,  au crayon sur la feuille plus épaisse que j’encrerais à la plume.

Plusieurs étapes au crayon me sont indispensables pour affiner mon idée. Je bouge souvent des éléments.