Avavilka et les arcontes

Vidéo réalisée pour présenter le roman de Myriam Morand : Avavilka et les arcontes.

Disponible en version papier (Lulu) et ebook (Kindle), plus d’informations sur son site.

En collaboration avec tous les artistes cités. Les illustrations sont de : Daisy-Flauriossa, Maria Dimova, Nominee84, Sandra Charlet, Fanoute, Shuangwen, VeggieStudio.

Musique : « Adagio » – Goulven G. Laruelle www.volguen.com

Sofia et les bâtards

Vidéo réalisée pour présenter le roman de Myriam Morand : Sofia et les bâtards. Disponible en version papier (Lulu) et ebook (Kindle), plus d’informations sur son site.

En collaboration avec tous les artistes cités.

Les illustrations de : AgataKa, Daisy-Flauriossa, Maria Dimova, Nominee84, Sandra Charlet, Sara Biddle, Shuangwen.

Musique : « Elethie » – Goulven G. Laruelle www.volguen.com

L’étrange nuit de Monsieur Korb

L’étrange nuit de Monsieur Korb
Scénario et dessin : Frédéric Bézian
Éditeur : Magic Strip
Type: bande dessinée
Genre: fantastique

Publié en 1982 par les éditions Magic Strip, ce très court album signé Bézian nous plonge dans une drôle de nuit… le songe sans fin d’un volatile anthropomorphe incapable d’en sortir.

Dans la pénombre d’une chaussée, Monsieur Korb — un homme à tête de corbeau — semble fuir quelqu’un. Mais des petites frappes le rackettent avant de lui lui tirer dessus. Un rêve ! Sans se départir de son faciès d’oiseau, il se lève. Impossible de se rendormir après ce terrible cauchemar. Vers minuit, il déambule dans les rues, croisant des hommes à tête de bestiaux comme lui et quelques clampins aux tarins proéminents. Las, il pénètre dans un bar et commande un jambon-beurre avant d’être interpellé par un type dont le pif semble aussi long que son bec. L’alcoolique lui offre de lire sa destinée, mais Korb, fauché, refuse. Il se débarrasse de lui grâce à l’arrivée providentielle d’une jeune femme qui lui avoue ses sentiments. Déboussolé, il s’enfuit et rencontre un homme-tronc en train de fumer tranquillement sur le trottoir…

En 30 pages, Bézian propose un récit horrifique, cyclique, où des humains à tête d’animaux et des marginaux se croisent. L’histoire plonge dans une ambiance glaçante, avec un soupçon de mysticisme. Le destin cruel, spirale infernale, emporte Korb dans un cauchemar répétitif. L’auteur use des symboles tel le corbeau — du latin corvus qui signifie la malédiction — qui est, dans diverses mythologies, associé aux événements funestes, prothétiques dont il est parfois le messager, le médiateur entre la vie et la mort. L’artiste utilise la figure de l’alcoolique, pourvu du don de double vue, au sens premier, mais aussi spirituel (prédire l’avenir). Il montre un cirque composé de « monstres », des humains considérés comme des bêtes de foire (homme-tronc, femme imposante..), qui contrairement à Korb, ne possèdent pas de faciès animaux. Tout au long du récit, Bezian donne à son héros un discours embourbé, maladroit sur la normalité et prompt à juger ses semblables, des « ratés » à ses yeux. Qu’est-ce qu’un homme ? Une bête ? Quel masque posons nous sur notre visage ?

L’auteur tente de traduire le temps cyclique, l’éternel retour grâce à son jeu de suggestion, encore assez grossier dans cette bande dessinée, mais convaincante pour un premier galop professionnel. Dans ces œuvres suivantes, Bezain deviendra beaucoup plus fin et subtil, à l’image de son graphisme : un trait expressionniste en adéquation avec l’univers désespéré de ses créations. Ici, la ville apparait fragmentée, telle une esquisse, un dédale sombre, chichement éclairé par des lampadaires. Les planches en noir, blanc et rouge sont agrémentées de trames en bichromie. Les personnages sont disgracieux, tordus, étonnants et dérangeants. Leur look transpire les années 80.

L’étrange nuit de Monsieur Korb, premier album professionnel de Bézian, est paru dans une très belle collection, avec dos toilé et couverture pelliculée. Il est encore trouvable en occasion ou dans les fonds de réserve de certaines bibliothèques. Ce conte noir contemporain pose des bases que l’on retrouvera ensuite dans ses œuvres dessinées plus romantiques (au sens premier du terme), torturées à la manière des Hauts de Hurlevent. Korb, quel drôle d’oiseau celui-là !

En bonus, la quatrième de couverture avec son texte étonnant !

Andréas, à la Huberty & Breyne Gallery de Bruxelles

Quelle jubilation ! Le mois dernier, j’apprends qu’Andréas exposera ses planches dans la Huberty & Breyne Gallery de Bruxelles… le 5 mai, j’y fonce pour en profiter à mon aise ! Tout est à vendre, mais je n’ai pas les moyens de m’en acheter, ni de les exposer ou de les conserver. Alors, autant admirer pour essayer de comprendre comment travail l’auteur…

De très nombreuses planches retracent l’évolution et les recherches graphiques de l’auteur. As du découpage et du noir et blanc, maitre des hachures, il sublime son influence, Bernie Wrightson, pour y incorporer ses recherches et réflexions personnelles. Ainsi, il se crée un univers propre (il adapte diablement bien Lovecraft), un découpage savant et un graphisme épatant, notamment dans les architectures : des lieux, du découpage. Et tout ça, à la main !

Il est l’auteur de Rork, Capricorne, Ark

Planches issues du site : https://www.hubertybreyne.com/fr/oeuvres/andreas

Les hommes de Tagoresse – Trailer

Vidéo réalisée pour présenter le roman de Myriam Morand : Les hommes de Tagoresse, disponible en version papier (Lulu) et ebook (Kindle). Plus d’informations sur son site.

En collaboration avec tous les artistes cités.

Illustrations de : Sandra Charlet, Sara Biddle, Shuangwen, SoniaMS, Maelis, Hellga, Doubleleaf, Aiyeahhs, Alexiela, Myriam Morand.

Musique : « Neige » – Goulven G. Laruelle www.volguen.com

Hurlement aphone, quelques pages

Depuis quelques jours, Hurlement aphone est disponible en ligne, sur Mangadraft. Ce premier chapitre devrait approcher une vingtaine de planches. Elles sont toutes réalisées au format A4, à l’encre de chine, encre blanche pour les retouches. Le trait est dense, torturé, en adéquation avec le récit, sombre.

Exemples…

Le verbe noir, début !

ça y est ! Le verbe noir, ma nouvelle bande dessinée composée d’une multitude d’histoires -dont Hurlement aphone-, débute en ligne ! La lecture est gratuite, et il ne faut pas hésiter à y laisser des commentaires ! Pour le moment, elle se trouve sur Mangadraft, mais je pense la mettre d’ici quelques semaines sur Amilova.

Maladie du coeur, encrée

Terminée au mois de mars de cette année, cette illustration a pourtant été dessiné en 2017 ! Je l’avais un petit peu oublié dans un coin, entre le déménagement, le boulot…

Format A3, encore de chine.

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Détails :

Frédéric Bezian à la Huberty & Breyne Gallery de Bruxelles

Deux jours avant la clôture, j’ai eu enfin le temps d’aller d’admirer des planches originales de Frédéric Bézian, à la Huberty & Breyne Gallery de Bruxelles, proche de la gare Centrale.

Cet auteur de BD, au graphisme particulier, dans la droite lignée d’un Andreas (il a partagé le même professeur de BD à l’institut Saint-Luc de Bruxelles : Claude Renard), manie les compositions, découpages, les jeux des formes et des ombres de manière magistrale.

Très expressionnistes, les planches d’ Adam Sarlech présentées rappellent tout le pan cinématographique éponyme, comme L’étrange cabinet du Dr Caligari. L’univers développé dégage quelque chose des Hauts de Hurlevent, morbide, romantique,  torturé, fantastique… et se déroule XIXème siècle, au sein d’une famille décadente. Cette bande dessinée a vu son premier volume paraitre en 1989, aux Humanoïdes associés. La galerie exposait une cinquante de planches, toutes à vendre. Toutes dessinées à la main, sur des feuilles de qualité. Quelques planches de Totentanz et des inédites datant des années 80 de Play-Boy Macchabée introduisaient  l’expo.  Elles permettent de comprendre l’évolution graphique de l’auteur.

Planches issues du site : https://www.hubertybreyne.com/fr/expositions/frdric-bzian-adam-sarlech

Hurlement aphone

2007. Je réalisais une courte BD, Hurlement aphone. Dans ce récit, quelques personnages, une trame que je trouve désormais maladroite, mal construite et un peu légère…

J’ai décidé, il y a deux ou trois ans, de recycler les vieilles BD en quelques planches de mes premiers fanzines, en nouvelles versions, plus abouties, peut être différentes des originaux, mais en essayant d’en faire des histoires autonomes,  avec quand même des liens entre elles (j’avais fait, justement, il y a quelques années, un petit plan dans un vieux carnet pour relier les récits; un truc non figé,  pour réfléchir).

De Hurlement Aphone,  j’ai tiré deux intrigues qui vont se répondre. La première va se pencher sur une demeure, ce qui m’apparaissait pas du tout dans la première mouture. Mais c’est devenu une évidence en y réfléchissant. Quant à la seconde, je vais conserver l’idée d’un esprit.

Illustration qui servira l’en-tête de chapitre  :