XP Pen Artist 22E Pro, tablette graphique écran

Trônant devant mon clavier depuis un peu moins d’un mois, la tablette-écran XP Pen Artist 22E Pro s’avère un produit intéressant pour mon usage : détourer des images et redessiner certaines parties (pour l’animation), dessiner directement dessus (mon tracé m’apparait plus précis que sur une tablette simple) et comme second écran.

Ces dernières semaines m’ont permis d’appréhender un peu cet outil, qui vient prendre la place de ma vieille Intuos 3 — conservée au cas où, étant donné qu’elle fonctionne toujours —. Le prix (moins de 600 € quand je l’ai acquise, déjà au-dessous de 500 désormais), la taille,  le fait qu’il soit inclinable et diverses autres choses m’ont convaincu pour cet achat.

Je ne vais pas comparer avec des tablettes-écran Wacom que je n’ai testée qu’en salon et j’en étais restée assez mitigé : je ne les trouvais pas très réactives, trop d’écart entre la pointe du stylet et le curseur à l’écran (en verre ; d’où cet effet), un prix excessif…

Pour une raison de budget, J’ai jeté mon dévolu sur la marque XP Pen, car je suis très satisfaite de la plaque lumineuse acquise chez eux et qui marche encore très bien.
Toutefois, plusieurs fabricants proposent des tablettes-écrans : Wacom, le leader et l’ancêtre de tous, XP Pen, Huion, Gaomon… Il faut tester et se renseigner en détail pour trouver l’outil qui sera répondre aux attentes sans sanctifier l’une ou l’autre marque.

Avant d’investir dans une tablette-écran, peu importe laquelle, quelques détails à vérifier : la carte mère supporte-t-elle le double écran ? Les prises correspondent-elles à celles sur l’engin ? Est-ce compatible avec le système d’exploitation ? Écran en verre ou surface « plastique » ? Quelle surface de travail ? Avec ou sans pied inclinable ? Présence de boutons réglables ? Pour quel usage ?

Dans mon cas, Windows 7, carte graphique deux sorties, dont une Display Port. J’ai donc acheté un petit câble Display Port-HDMI pour connecter à la 22E pro. Celle-ci, outre la sortie vidéo, occupe une fiche USB et une prise de courant.
S’il n’y a qu’une seule sortie sur la carte graphique, des cartes graphiques externes existent désormais, dédiées à la prise en charge d’un autre écran, pour une cinquantaine d’euros…

Dans le détail :
La XP Pen Artist 22E pro mesure : 567 x 326 x 30 mm pour une surface active de 267 x 475 mm, selon ma règle en plastoc. Elle propose une résolution de 1920×1080 pixels. De chaque côté de l’écran se trouvent 8 touches programmables. Elle est en plastique et donc, sujette à s’abimer, comme tout tupperware électronique. De toute façon, même les disques durs externes en allu brossé prennent des rayuuuuuresssss.

Le constructeur affiche beaucoup d’autres points, que je reproduis ici :
RGB Gamma Ray : 2.2
Gamut de couleur Adobe RGB : 77-82 %
Raccourcis : 16
Temps de réponse : 14 ms
Pixel Pitch : 0,248 25 (H) x 0,248 25 (V) mm
Couleur : 16.7 M
Ratio de contraste : 1000:1
Source de lumière : Lower side 1-LED light bar type
Luminosité : 250 cd/㎡
Angle de vue : 178
Puissance : 18.49 W
Source d’alimentation : AC100~240V universel
Connecteur : alimentation CC, VGA 15-pin, D-sub input, DVI input, HDMI input, USB connecteur
Technologie : électromagnétique
Niveau de pression : 8192
Résolution d’entrée : 5080 LPI
Précision : 0.25 mm
Hauteur de détection : 15 mm Max
Tension d’alimentation : +5 V
Consommation d’énergie : 0.05A (0.25Watts) Max
Interface : USB 1.1
Fréquence de rapport : 266 RPS Maximum

Ce modèle-ci est livré avec deux stylets (8192 niveaux de pression ; fréquence de rapport : 266 RPS, selon le constructeur et qui possède un bouton réglable), 8 mines de rechange, un petit gant, un bout de tissu pour nettoyer l’écran, les câbles utiles (adaptateur d’alimentation pour stylet, câble VGA, câble USB, câble HDMI, alimentation), une mini-notice, une jolie boite pour ranger un stylet et les mines et une capote en tissu pour la fourrer dedans (ouaissssss, un masse-joue).

Le logiciel pilote de calibrage, à télécharger sur le site officiel, permet de configurer les raccourcis, la pression du stylet, de choisir le moniteur principal…
J’ai commandé la XP Pen Artist 22E Pro en ligne, car elle n’était pas trouvable dans les magasins près de chez moi. Pour l’adopter, j’ai épluché plusieurs vidéos qui détaillaient bien les prises et leurs dispositions, la présence du pied à l’arrière ainsi que les accessoires.
J’ai reçu un paquet avec des tonnes de polystyrène dedans, tout bien emballé. Une boite en carton contenait les petits ustensiles, le manuel et les câbles.


La tablette a été reconnue de suite par Windows 7 et dans mon cas, je n’ai eu qu’à débrancher l’Intuos ; pas besoin de désinstaller le pilote Wacom. Pour contre, les deux tablettes ne fonctionnent pas lorsqu’elles sont branchées en même temps. C’est l’une ou l’autre. Pour déconnecter complètement la XP Pen, il faut retirer la prise de courant. La tablette ne fonctionne que si elle est connectée à un ordinateur fixe ou portable, Windows ou Mac et peut être Linux et consorts, mais à vérifier pour ces derniers.

Le gant noir est pratique : le frottement permanent d’un côté de la main sur la surface de travail m’est apparu au bout d’un moment désagréable. Le petit chiffon de nettoyage s’utilise trèèèès souvent ; la poussière se colle à une vitesse folle ! Électricité statique oblige…
L’écran chauffe un peu et dégage une discrète odeur d’électronique. Mon PC est une mini-tour fixe, sous mon bureau, donc je ne renifle pas ses exhalaisons siliceuses ! Mais pensez à aérer la pièce. On vit dans un environnement déjà saturé en saloperies volatiles…
Les branchements sur le côté sont commodes, la longueur des câbles est tombée pile-poil. Le couvercle de la boite à stylet peut servir de reposoir pour le laisser à la verticale. Et puis, pouvoir choisir l’inclinaison de la tablette s’avère confortable.

Quelques soucis :

De temps en temps, le pilote de la tablette saute, mais il revient de suite.

Si jamais le stylet ne semble plus marcher, c’est qu’il est déchargé. Moins d’une heure pour lui remettre du jus. Lorsqu’il est branché, un voyant vert s’allume.
Il est arrivé, avec Clip Studio Paint, que la XP Pen Artist 22E Pro ne reconnaisse plus le stylet . J’ai trouvé un truc, en attendant de comprendre d’où ça vient : appuyer  sur le bouton du stylet, appuyer avec le stylet sur l’ écran, à faire deux fois. Je n’ai pas constaté ça sur Photoshop CS3.

Si la manip précédente me marche pas, cela peut provenir des prises sur le côté, notamment USB. Le câble lourd appuie vers le bas. Aucun système d’accroche ou d’encoche n’a été prévu pour faire tenir le câble droit. J’ai mis, pour le moment, du scotch.

J’ai fait de gros gros yeux lorsque j’ai découvert que la surface se raye facilement ! Si comme moi vous avez un problème de crispation en dessinant, taillant la matière à l’aide d’un burin, les premières rayures vont vous apprendre à moins appuyer (c’est déjà vraiment sensible de base) et un réglage plus affiné de la pression du stylet rendra le tout encore plus agréable. Cependant, il est impossible d’éviter les microrayures, qui sont à peine visibles lorsque la XP Pen est allumée. Elles ne se sentent pas sous le doigt et n’empêchent pas de dessiner dessus.

Pour ce prix-là, ça vaut le coup d’investir : en plus d’être une tablette-écran, c’est avant tout un moniteur, donc un second écran moins cher, incliné, pour écrire des mails, regarder des vidéos…
Croisons les doigts pour cet outil me dure plus de 5 ans, avant que je ne me pose la question de son recyclage (la plaie du matériel électronique) !

Site officiel du constructeur : https://www.xp-pen.fr/

Planète Mirapole

Pour ce printemps, une toute nouvelle bande annonce ! Planète Mirapole, un roman de Myriam Morand mélange science fiction et romance avec une héroïne un peu naïve, mais indépendante. Comme tous les autres livres de l’auteur, il est disponible en version papier (Lulu) et ebook (Kindle). Pour plus d’informations, le site officiel.
Cette vidéo que j’ai réalisé a été possible grâce à de nombreux artistes.

Vole !

Le 13 février 2019, un papillon que j’ai peint a emporté une âme dans les limbes. L’esprit d’un ami érudit, beaucoup plus âgé, rencontré en 2009 ou 2010. Avec lequel j’échangeais peu, mais toujours de manière très intéressante. Son savoir et son vécu m’ont beaucoup impressionnée, je me sentais vraiment minuscule à côté. Une montagne et un gravier. Un livre épais face à un feuillet avide de découverte, mais terriblement timide ! Ce qui explique la fréquence faible des discussions…
Il avait acquis l’une de mes toiles, en 2011. Celle-ci, un format carré, montre un papillon pourpre au premier plan, stylisé à la manière d’un origami. Une couleur symbole de richesse et de dignité, sur un insecte porteur du message de la transformation, du passage d’un état à un autre, d’un monde à un autre. Ainsi, l’âme de mon ami s’est envolée bien loin. Mais la toile, elle… est restée accrochée. Alors, sa nièce, à qui elle plait, a décidé à son tour d’adopter le papillon.
Désormais, la gracieuse créature bat des ailes dans une nouvelle demeure.

Quelques travaux de l’atelier

Je fréquente depuis quelques années, deux soirs par semaine, un atelier de dessin, dans lequel le professeur me pousse à travailler autrement. Exit la BD et l’illustration, place à l’expérimentation ! Ces dessins-ci sont une sélection de mes travaux depuis le mois de septembre 2018 et ils ont été tous fait au graphite et à la gomme.

Désolée pour la piètre qualité des photos : les dessins sont des grands formats, réalisés dans un atelier, le soir… pas les meilleures conditions pour de beaux clichés.

Index de Silence Criant

Voici rassemblées, dans ce tableau, toutes les planches qui composent le second chapitre Silence criant, de ma BD le Verbe noir.

Que caches-tu à l’intérieur ?

Encrage terminé aujourd’hui ! Plusieurs heures de boulot, à l’encre de chine, sur feuille A4.

Une paire de ciseaux éventre une poupée… illustration pour le troisième chapitre de Le verbe noir !

Des détails :

Le verbe noir – chapitre 3

J’ai débuté depuis quelques jours le chapitre 3 de ma BD, le Verbe Noir. Une partie du story board est fait, l’illustration pour ce chapitre se trouve au brouillon. Il s’agit du travail que je vous présente ci-dessous. La jeune adolescente qui se trouve bien embêtée sur l’image apparait à la fin du chapitre 2…