Un rien m’inspire

Animal anthropomorphique, mon personnage s’avère un redoutable écrivain, et lecteur, amateur de melons ! Et le titre de cette œuvre : « un rien m’inspire ».

Détails :

Détourage d’un élément coloré, sur fond coloré

Je reviens sur la manière de détourer à l’aide du masque de fusion, alors que les premiers articles de ce blog, posant les bases, datent de 2007. Les méthodes décrites sont toujours bonnes. Celle que je vais présenter s’appuie sur les précédentes et les pousse plus loin. Je la pratique au moins depuis une décennie… mais je n’ai jamais pensé en parler, ou j’ai oublié tout bêtement !

Mais, il vaut mieux tard que jamais!

Logiciel : Photoshop, mais cela est possible avec les autres logiciels de retouche d’images.

Au préalable, connaitre le basique simplifiera la vie. Je vous renvoie à la lecture des deux tutoriels ici et .

Cette méthode permet de récupérer des petits détails comme des cheveux, des poils…
Je vais utiliser les couches RVB.

La différence entre une couche et un calque : un calque est une image (monochrome ou pas, avec ou sans transparence) dont la superposition crée l’image finale. Celle-ci peut être composée d’un seul calque.
Une couche ne contient qu’une information colorimétrique. Dans le cas des couches RVB, on trouvera une couche Rouge, une couche Vert et une couche Bleu qui font partie de l’image. Le nombre de couches de couleur dans une image dépend de son mode de couleur (LAB, RVB, CMJN, niveaux de gris …).

La photo que j’ai choisie, des amaryllis, est disponible ici.

Pour extraire un élément d’une photo, sans dégrader l’image de base, on duplique le fichier image ( CTRL+J) , ce qui crée un second calque sur le premier.

Au-dessous du calque copié, je crée un nouveau calque que je remplis d’une couleur bien flashy, pas naturelle du tout. Ainsi, ce sera plus facile pour voir les zones effacées.

Dans le panneau des couches RVB, on visualise les couches Rouge, Vert et Bleu composant l’image.

Je sélectionne mes fleurs du mieux que je peux en cliquant une couche par une couche (dans la vignette du panneau Couches), en maintenant la touche CTRL; pour ajouter la sélection de la couche suivante, j’appuie sur SHIFT. Je m’arrête lorsque le pointillé de la sélection est au plus proche de ce que je souhaite détourer.

La sélection enclenchée, je retourne dans le panneau des calques et je clique, tout en bas, sur l’icône pour créer le masque de fusion (carré noir cercle blanc).

Désormais, le fond est presque transparent… mais il faut affiner ! Je continue à travailler sur le masque de fusion, uniquement en noir et blanc. Le noir cache, le blanc révèle.

Avec les réglages des niveaux (Image> Réglages>Niveaux ou CTRL+L), je bouge les curseurs pour foncer les zones noires et éclaircir les autres. J’utilise aussi le réglage de luminosité et de contraste. Je dois faire attention à ne pas effacer les fleurs.

Un maximum de « crasse » a disparu. Ensuite, avec le lasso polygonal ou le pinceau, je dessine sur le masque pour affiner que les noirs deviennent bien noirs et les blancs bien blancs.


Dès que je suis satisfaite, j’applique le masque de fusion (clic droit dessus) et ainsi, le fond de l’image disparait.

Il n’y a plus qu’à supprimer les calques inutiles et voilà !

Daisuke Ichiba à la galerie E²/Sterput

Si on ne m’avait pas prévenu, je ne serais jamais aller à l’exposition consacrée à l’artiste japonais Daisuke Ichiba située dans une galerie de Bruxelles.

Daisuke Ichiba est un dessinateur dont j’ai découvert le travail il y a plusieurs années par le biais d’un petit bouquin édité par l’éditeur poitevin : Le Lézard Noir. Ezumi présentait tout un ensemble de dessins, en noir et blanc, s’étalant en double pages, où des jeunes filles côtoyaient des créatures, des plantes étranges, la douleur, les blessures… mettant côte à côté des paires disparates (composition/décomposition, paix/violence, rêve/cauchemar, tradition/modernité,…) [*]

Ce sont ces thèmes qui sont développés et sublimés dans les travaux récents de l’artiste présentés dans la galerie.

La galerie E²/Sterput proposait aussi, ce samedi,  une petite conférence animée par Pakito Bolino, imprimeur, artiste, organisateur d’exposition, et spécialiste du travail de Daisuke Ichiba.

Daisuke Ichiba, né dans les années 60, a construit son univers en mélangeant divers éléments de la culture japonaise, comme les estampes, le mangas, le quotidien (les uniformes scolaires, le cache œil…), l’érotisme, l’occulte et l’horreur… avec un graphisme « faussement » maladroit, mais terriblement maitrisé. Ces traits sont gracieux, élégants et fins. Sa touche, délicate. Beaucoup de personnes s’imaginent qu’il s’agit d’une femme, mais c’est un homme qui dessine et peint. Comme quoi, les clichés sur le dessin « féminin » et le dessin « masculin » ont la vie dure… Son travail prolonge le courant heta-uma qui prône la spontanéité d’une «maladresse virtuose»[1]. Avant d’exposer dans des galeries, il s’auto-publiait (pratique qu’il poursuit) et se vendait dans sa boutique de manga et vêtements d’occasion du quartier Koenji, mais de plus en plus d’éditeurs, principalement occidentaux, se penchèrent sur son travail[*].

Daisuke Ichiba se définit comme peintre de la beauté (binjinga-ka [2]), mais ces héroïnes sont loin de stéréotypes conçus par les occidentaux : malingres, malades, tristes, mélancoliques, statiques, blessées et à la limite du suicide. Les autres humains  apparaissent le plus souvent grotesques. Jeune, l’artiste éprouve de la fascination pour une peinture de l’imagerie bouddhiste, Kusôzu, «Neuf aspects d’un cadavre en décomposition», suite aux funérailles de sa mère et aux rencontres impromptues avec des cadavres animaliers en décomposition [*]. L’artiste nippon s’est façonné un graphisme et un style singuliers,  qu’il nomme lui-même nandemo ari, «ouvert à toute possibilité» [*].

«Pour moi, les écoles d’art ne font qu’imposer aux gens des carcans. Le dessin doit être un acte gratuit, vide de sens et entièrement libre.»[*]

Des sérigraphies :

Quelques livres :

Voici quelques unes des œuvres présentées, toutes à vendre :

L’exposition est visible jusqu’au 21 avril 2018.

Plus d’infos : www.galerie-e2.org/daisuke-ichiba-2/

Site web de Daisuke Ichiba.

[1] L’Heta-huma (littéralement lʼart du« mauvais-bon ») est un mouvement graphique japonais, initié au milieu des années 1970 par Teruhiko Yumura dans la revue Garo. Il qualifie une œuvre qui semble mauvaise, mal dessinée, sale , brut, mais qui révèle de véritables qualités. L’heta-huma s’oppose au style graphique des manga conventionnels et lorgne vers  des thèmes  plus underground.
[2] Le bijin-ga -peinture de belles femmes-, est l’un des genres les plus populaires de l’ukiyo-e, ayant pour but de représenter les plus belles, et parfois célèbres, courtisanes de l’époque Edo.
[*] Edit 21-03-2018 : Citations extraites de Daisuke Ichiba, L’art d’équilibrer les dissonances, de Xavier-Gilles Néret, publié par ArsenicGalerie, 2017. http://www.arsenicgalerie.com/edition/ et http://www.arsenicgalerie.com/aujourdhui/ (merci pour m’avoir indiqué que j’avais oublié les sources citées ! )

La sphinge

La sphinge est la femelle du sphinx. Illustration réalisée à l’encre de chine, encre blanche sur papier lisse format A4.

Cosey, au FIBD 02

Suite des photos (enfin, celles qui sont correctes…).

Cosey, au FIBD

Le FIBD de 2018 fut dense en expositions de qualité. Je suis allée profiter la rétrospective consacrée au dessinateur de BD Cosey -récompensé par trois fois à Angoulême, dont le grand prix en 2017-, en y allant dès l’ouverture. Sa BD la plus connue est l’aventurier Jonathan, paru dans les page du journal Tintin. Il s’occupe lui-même du scénario, du dessin, de la mise en couleur et du lettrage. Cosey  remplie ses bulles et récitatifs de son écriture élégante, là où beaucoup de dessinateurs délèguent à un tiers. Il réfléchit à la calligraphie des titres. Il a aussi dessinée une très élégante affiche pour ce festival.

Je n’ai pas été déçu : même si je ne connais pas tant que ça son œuvre, alors qu’il officie depuis la fin des années 60, les planches furent de toutes beauté. Près de 150 ! J’ai aussi apprécié le soin apporté à ces recherches typographiques pour les titres, etc, mais aussi à ses ornements, à son abstraction graphique dans un soucis d’efficacité et de composition, l’évolution graphique tendant vers une épure et une efficacité, ses mises en scène soignées et des simplifications stylistiques subtiles. Les montagnes, l’Asie (Tibet, Népal…) et la spiritualité traversent le corpus proposé. Certaines des planches, mélangeant arbres et monts m’évoquaient les plus belles estampes japonaise.

Joyeux Tosko !

Tosko est un « chat de Toskalie », une espèce créée par l’écrivaine Myriam Morand pour son dernier roman en date : Sofia et les bâtards, dont je vous recommande la lecture à sa sortie. J’avoue, je l’ai lu en avance, je suis l’un des bêta-lecteurs !

Tosko est un grand chat, c’est à dire que sa taille au garrot est plutôt imposante, quasiment celle d’une panthère.

Cette illustration a été réalisé au format A4, à l’encre de chine, encre blanche, plumes et pinceaux.

Gros plans :

Si l’encrage m’a occupée deux après midis, les jours d’avant, j’ai réalisé les crayonnés selon les consignes que m’a transmis Myriam.

Le 22 février :

Le 23 février :

Mini Yelgor 02

Après 3 personnages plutôt aventureux, quoique le chevalier s’avère couard, voici le psychopathe de Dauphin, le gamin capable de vous poignarder dans le dos…

Encre de chine sur papier A4.

Mini Yelgor 01

Première fournée des personnages issus de l’univers de Yelgor, en version ratatinée (ou Chibi/SD…). Chaque illustration a été réalisé à l’encre de chine sur une feuille A4.

On y retrouve le chevalier Eldridge, la noctule Allytah et l’archère Trigishka.

Quimera, visuels de la campagne Ulule 2

A la suite d’améliorations de la campagne pour le projet Quimera, voici deux autres visuels que j’ai réalisés :