Les 10 mangas qui m’ont le plus marqué 06

Lunatic lover’s – Suehiro MARUO – Le Lézard noir

Dans les bacs des livres en soldes de certaines enseignes culturelles, on trouve parfois de petites perles. Lunatic lovers’s s’est imposé à mon regard comme une révélation. Un livre intriguant, obscur, un éditeur alors inconnu à mon radar. Peu mis en avant dans la presse spécialisée manga, en 2007-2008, je ne sais plus. Peut être méprisé, car déroutant, demandant plus d’effort à la lecture, comme beaucoup de titres de cet acabit qui se vendent peu, hélas, tout éditeur de manga confondus.

Comme toutes les bandes dessinées que j’ai présentées dans les billets précédents, le graphisme de suite, saute au visage : semi réaliste, ultra élégant, encrage précis, folie dans les compositions et le déroulement de la narration. Un recueil de récits sombres, dérangeants et viscéral. Suehiro Maruo est pourtant un artiste discret, mais réputé. Il aime mettre en scène les formes de la folie en y imbriquant de multiples sources d’inspirations.

D’une main, avec Lunatic Lover’s, la production de masse de la bande dessinée nippone comme on nous l’impose est secouée. Le travail de l’éditeur s’acère aussi intriguant : pourquoi la couverture ne se trouve-t-elle pas dans le même sens que le livre ? « Pour que cela soit dans le bon sens, posé sur ma table », m’a répondu Monsieur Duval lorsque je lui ai posé cette question. Car l’esthète du monde ténèbreux se terrait dans la même ville que moi, à deux pas de mes insomnies.

Quelques mois plus tard, je fis un stage chez le Lézard Noir.

Remercions le Lézard Noir pour sa persévérance dans le milieu de l’édition et ainsi avoir contribué à l’élargissement de la brèche qui mènent aux mangas Undeground et autres productions hors normes.







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