Mangapolis : la ville contemporaine japonaise dans le manga

Mangapolis : la ville contemporaine japonaise dans le manga
Auteurs : Xavier Guilbert, Jessie Bi, Claude Leblanc, Adrian Favell et Marie-Ange Brayer
Éditeur VF : Le lézard noir
Type: Essai/Catalogue d’expo

Preview

Après le mémoire Architecture in manga/Manga in architecture, c’est au tour de l’éditeur Le Lézard Noir de proposer un beau livre au format carré autour de la ville japonaise dans les mangas. Cet ouvrage abondamment illustré est paru à l’occasion de l’exposition éponyme qui s’est déroulée à la Maison de l’Architecture de Poitiers et dont j’ai réalisé le trailer.

Le livre récupère les éléments présentés au public dont les planches exposées (à l’exception de celles de Mitsuru Adachi suite à un problème de droits), et en profite pour aller plus loin dans son propos.

Sur plus de 140 pages en couleurs, l’élégant catalogue reprend les cinq axes de l’exposition (« Anatomie de la rue japonaise », « La ville comme personnage – six regards d’auteurs particuliers », « Topographie fantasmée », « Chaos urbain : scène de destruction », « Lueur d’orient ») complétés par six autres chapitres approfondissant les thèmes de la ville, de l’art et de l’architecture.

Les éléments récurrents sont listés comme la signalétique, les câbles électriques qui découpent le ciel, les distributeurs automatiques, les autoroutes suspendues… des cartes, des chiffres viennent appuyer et documenter le propos.

Cependant, il est regrettable que tout un pan du manga soit oublié ! Certains seinen et shonen (Beck, Ushijima, The wolrd is mine…) et un josei sont mis en avant ainsi que des bandes dessinées dont les auteurs ont eu une expérience nippone (Tôkyô sanpo de Florent Chavouet…), mais quid de City Hunter et Angel Heart de Tsukasa Hôjô qui montre une certaine vision de Tokyo et de son évolution ? Quid de Détective Conan de Gosho Aoyama dont le héros résout des enquêtes qui utilisent parfois des spécificités urbaines et nous fait voyager au quatre coins de la ville ? Et enfin, quid des Clamp dont Tokyo Babylon et X sont des mangas sur la décadence urbaine ainsi que le campus Clamp qu’elles ont créé de toute pièce… d’autres shôjô manquent à l’appel et le livre accuse le gout de ces auteurs -subjectif donc- plutôt qu’une certaine objectivité sur un propos très vaste qui aurait gagné en exhaustivité.

Ce livre est une agréable lecture pour qui souhaite découvrir le paysage urbain japonais à travers quelques mangas, quelques éléments représentatif tout en découvrant ce qu’il a de fascinant. C’est un ouvrage de référence à garder dans sa bibliothèque pour pour des recherches ultérieures, un point de départ pour découvrir l’architecture nippone.







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